Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 17:37

Systèmes de cultures dans le polder de Boultoungour et leurs impacts sur la sécurité alimentaire des populations (Lac Tchad, Est Niger). 

Soutenance Abdourahamani


Les lecteurs de ce blog savent que nous aimons beaucoup le polder de Boultoungour. En effet il peut être considéré comme un bon exemple d'adaptation à une ressource en eau fluctuante avec faible intervention des structures étatiques. Abdourahamani, dans son exposé et son mémoire de Dea apporte des éléments concrets à la compréhension du fonctionnement du Polder. Il a en particulier mis l'accent sur le déroulement des cultures, sur le statut foncier des terres et sur la participation à la sécurité alimentaire dans la région.

Nous l'avons vu précédemment, la richesse des sols autorise la culture sans irrigation de mais et de haricot. Abdourahamani considére que le polder contribue à nourrir environ 2500 personnes.

D'autre part, l'allocation des terres se fait suivant un système de prêt à gestion coutumière. Abourahamani montre que ce système fonction à la satisfaction des différents acteurs, alors que dans le reste du Niger, il est plus dévalorisé.

Bonne continuation à Abdourahamani pour sa thèse qui devrait se situer dans le prolongement de son Dea.

Ce travail est complémentaire de celui entrepris par Hadiza Kiari Fougou dans le cadre de sa thèse portant sur l'adaptation des pêcheurs aux fluctuations d'étendue et de niveau du Lac Tchad. Hadiza vient d'obtenir une bourse de l'IRD pour finir sa thèse, en particulier pour des séjours à Montpellier. Félicitations Hadiza !

Contacts:

mabdourahamani@yahoo.fr

Waziri Mato Maman pour l'encadrement en géographie humaine wazirimato@gmail.com

Jean Marie Ambouta Karimou encadrant en science des sols ambouta.karimou@yahoo.fr

Anne Luxereau pour l'encadrement en anthropologie luxereau@mnhn.fr

Pierre Genthon, encadrant hydrologue pierre.genthon@ird.fr

Et pour Hadiza Hadiza.Kiari@ird.fr

 

Par pierrot
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 11:35

Le Lac Tchad a subit ces dernières décennies des variations importantes de son étendue, à cause de la sécheresse ayant sévi en Afrique Centrale et Afrique de l'Ouest pendant les décennies 80-90. Cette sécheresse s'est depuis légèrement atténuée. La cuvette Nord du Lac Tchad a été la plus affectée puisqu'elle s'est complètement asséchée de manière répétée depuis les années 90. Le lecteur est renvoyé à l'excellente contribution de Géraud Magrin sur ce sujet disponible à l''adresse : http://www.mouvements.info/Le-lac-Tchad-n-est-pas-la-mer-d.html

L'objectif de ce court article est de souligner les capacités d'adaptations des populations habitant les rives de la cuvette Nord du Lac Tchad et plus particulièrement la ville de Bosso à la frontière entre le Niger et le Nigeria. Pourquoi une étude aussi restreinte ? Parce que ce travail repose sur une série d'enquêtes qui peuvent difficilement concerner une large population.

Durant les années 50-60, qui étaient humides, la ville de Bosso était en bordure immédiate du Lac Tchad et la vie des habitant était basée sur la pêche. Les poissons étaient abondants dans le Lac et fournissaient une nourriture de qualité. Après séchage ou fumage, ce poisson pouvait être exporté dans la sous région et fournir des devises.

Mais depuis les années 80 cette cuvette nord a été complètement asséchée, ce qui a sonné le glas de la pêche. Que sont devenus les habitants ? Ils n'ont pu que s'adapter ou émigrer et cela sur un temps très court, car ils ne disposaient pas de réserves.

 

Le Lac Tchad dans tous ces etats

Les variations d'étendue du Lac Tchad au cours du temps (d'aprés les images en fausse couleurs mises en ligne par l'USGS). Le bleu foncé représente les eaux libres et les diverses nuances de rouge et de brun de la végétation avec les pieds dans l'eau ou bien des zones marécageuses

 

Il se trouve que le Lac par son retrait a rendu disponibles des terres argileuses et humides particulièrement bien adaptées à la culture (sans irrigation par 200 mm de pluie annuelle !) de maïs et de haricot. Les habitants de Bosso sont donc devenus des agriculteurs (voir aussi sur ce même blog l'article: "Tout pousse au polder de Bosso").

De plus, Bosso est baignée par une rivière temporaire, la Komadougou Yobé, en eau de juillet à décembre environ. Les nouveaux agriculteurs de Bosso ont donc développé (avec l'assistance de projets gouvernementaux et d'ONG) une agriculture intensive moderne (irrigation, engrais, pesticides) de poivron. Ce poivron est utilisé comme condiment et est exporté essentiellement au Nigéria.

Quand les eaux du Lac Tchad reviennent en cuvette Nord, tout le monde redevient pêcheur.

Donc les habitants de Bosso ont schématiquement trois types d'activités

  • la culture du poivron, qui peut rapporter de l'argent les bonnes années, mais ne remplit pas l'assiette du repas tous les jours
  • la culture dans les cuvettes du fond du Lac Tchad pour  partie destinée à l'autoconsommation, pour partie destinée à la vente
  • enfin, la pêche quand le niveau du Lac le permet. La pêche fournit à la fois de la nourriture et un produit destiné à la vente.

En permanence les habitants de Bosso doivent s'adapter à une ressource fluctuante : l'eau. Cette adaptation se fait sur le très court terme, d'une année sur l'autre parfois et avec très peu d'aide des instances étatiques. Cette adaptation a pu se faire sans émigration à cause de la situation privilégiée de Bosso et aussi à cause de traditions anciennes d'utilisation de l'agriculture irriguée (voir aussi ce ce blog l'article: "Bosso, le paradis perdu des pêcheurs ….").

Les acteurs de cette étude:

  • Anne Luxereau, Anthropologue (Anne.Luxereau@mnhn.fr) voir aussi communication congrés Accae 2010
  • Hadiza Kiari Fougou, Etudiante en thèse travaillant sur les pêcheurs et la pêche (Hadiza.Kiari@ird.fr)
  • Abdourahamani Mahamoudou, Etudiant en Dea, travaillant sur l'agriculture (mabdourahamani@yahoo.fr)
  • Pierre Genthon, hydrogéologue (Pierre.genthon@ird.fr)

 

En guise de reflexion:

Pouvons-nous comparer la situation des habitants de Bosso avec celle de nos sociétés occidentales ?

Dans les deux cas, des conditions extérieures imposent une adaptation du mode de vie. Les sociétés occidentales peuvent différer leur adaptation (par exemple en augmentant la dette des états) car elles disposent de richesses collectives.  Cependant en l'absence du retour de conditions extérieures plus favorables (ce qui est assez improbable), l'adaptation des sociétés occidentales devra se poursuivre.

Par pierrot
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 09:43

Tout seul à Strasbourg, un peu pressé par le temps Basile Hector a soutenu son rapport intitulé :

CARACTERISATION DE LA RECHARGE D'UNE NAPPE PHREATIQUE EN CONTEXTE SAHELIEN A DIFFA (EST-NIGER) : EFFETS DE SITE INCLUANT PORO-ELASTICITE ET REPRISE EVAPO-TRANSPIRATOIRE.

soutenance

 

De juin à décembre 2010 Basile a travaillé à la représentation de l'IRD à Niamey ainsi que sur le terrain à la modélisation des données obtenues sur le site de Diffa / Bagara par le programme Ghyraf. Ces données sont de nature gravimétrique, hydrologique et hydrogéophysique. Bien que le programme ait été durement touché par les difficultés logistiques dues à l'éloignement de Niamey (pannes, missions écourtées et dernièrement sécurité au Niger), un déplacement de terrain a pu être organisé en Juillet 2010. Il s'agit peut être du dernier déplacement de scientifiques français dans la région pour plusieurs années et c'est triste.

 

tariere4

Basile à pu se rendre compte du contexte géologique et hydrogéologique, apprendre à manier la fameuse tarière motorisée, objet de nombreuses discussion sur ce blog, et profiter de la première pluie de la saison dans le lit du Lac Tchad (photos non disponibles, car trop occupés à désembourber le véhicule).

Quel est l'apport de ce stage ? Il s'agit de quantifier la recharge par la rivière Komadougou Yobé de l'aquifère quaternaire utilisé pour l'alimentation en eau potable et pour l'irrigation dans la région de Diffa. Suivant les études précédentes à plus grande échelle (voir par exemple, la thèse de Gaëlle Gaultier, soutenue en 2004 à l'Université Paris XI) l'infiltration à partir de la rivière Yobé constitue le pôle essentiel de recharge de cet aquifère. Basile a effectuée une modélisation numérique locale sur un carré d'environ 5 km de coté des fluctuations de niveau de l'aquifère quaternaire. Cette modélisation est effectuée sur Pmwin (disponible en téléchargement à l'adresse www.pmwin.net/pmwin5.htm), un code du monde libre basé sur le logiciel bien connu Modflow (www.modflow.com). Ainsi les résultats de ses modèles pourront être utilisés par les scientifiques locaux et raffinés en fonction des nouvelles données et idées sur la région.

Un stage de 5 mois ne peut fournir des résultats définitifs et le travail doit encore être poursuivi en vue de sa publication. Quel sont les apports du stage de Basile ? Il s'agit de l'importance

- de la structure de perméabilité (qui peut partiellement se déduire de l'hydrogéophysique et des mesures directes)

- de prélèvements par l'évapotranspiration et de la recharge par la pluie (qui semblent gouverner des effets à long terme)

- le signal gravimétrique, objet du programme Ghyraf est bon accord qualitatif en amplitude avec les variations locales de niveau de l'eau souterraine, mais est décalé par rapport à celui-ci.

Hector H12B

Que reste t il à faire ?

- un peaufinage indispensable des modélisations 3D afin de bien encadrer l'effet des différents paramètres.

- un changement d'échelle afin de pouvoir comparer ces résultats à ceux obtenu pour la recharge de l'aquifère quaternaire à l'échelle régionale.

- former un certain nombre de personnes ressources à l'utilisation du logiciel

 

Basile continue maintenant dans le cadre d'une thèse sur une thématique similaire, dans un contexte soudanien à Djougou au Bénin. Bonne continuation Basile !

Par pierrot
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 12:37

REPAS est l'acronyme pour Ressources en Eau et Pratiques Agricoles au Sahel. Le bailleur de fonds est l'Etat Français par l'intermédiaire de son institut de recherche INSU (Institut National des Sciences de l'Univers) émanant du CNRS. Les programmes de l'IRD Lac Tchad et de l'ANR Ghyraf (voir le post précédent) ont contribué par une mutualisation des moyens à assurer le succès de REPAS au cours de ces trois années (ainsi aussi que de leurs propres programmes …)

 

Trois ans, c'est la bonne durée pour commencer à faire des bilans. Donc que savons nous de plus sur les ressources en eau et leur relation avec les pratiques agricoles ?

 

Tout d'abord, nous avons une connaissance sensiblement accrue du cycle de l'eau autour de notre zone d'étude principale, Diffa. Ceci est le reflet de l'implication importante des hydrologues, hydrogéologues et hydrogéophysiciens dans le programme (hydrologue = eau de surface, les lacs, les riviéres;  hydrogéologue = eaux souterraines, la spécialité du rédacteur habituel de ces lignes; hydrogéophysicien = personne appliquant les méthodes de prospection géophysique à l'hydrogéologie).

Les hydrogéophysiciens nous fournissent un profil multi paramètres à travers la vallée de la Komadougou Yobé.

geophysique

Les chiffres bleus renseignent sur la porosité de l'aquifère, tandis que le code de couleur renseigne sur la conductivité dans cet aquifère. Les sédiments conducteurs sont essentiellement des argiles, imperméables, situées à la base de l'aquifère.

Quelques 50 trous à la tarière motorisée, plus l'analyse d'images satellitaires (Landsat) autorisent Mathieu le Coz à caractériser la distribution des hétérogénéités dans l'aquifère, ainsi qu'à en générer des modèles synthétiques.

multipoints

Modèlisation synthétique 3D de la partie superficielle de l'aquifère. Les niveaux bleus foncés sont argileux et les autres sont sableux. A droite : l'analyse mathématique n'exclut pas l'usage de la force, ici à la tarière motorisée.

 

La somme des informations recueillies autorise Basile Hector à tenter des modélisations hydrogéologiques à l'échelle 10 km autour de la ville de Bagara. Pour l'instant, seul le maillage est disponible avec bientôt une mise à jour.

 

Mais aussi notre programme a donné l'occasion à des chercheurs de disciplines à priori éloignées de commencer à travailler ensemble (agronomie, géographie humaine, anthropoloige en plus des chercheurs du paragraphe précédent).

Historiquement, les travaux ont commencé sur Diffa avec ses cultures intensives de poivron irrigué avec fort apport en capitaux, induisant à la fois des modifications sociales ainsi que de la ressource en eau.

Savoir quelles parcelles sont irriguées et de quelle manière, est vital pour comprendre les modifications du cycle hydrologique. La connaissance de ce cycle est tout aussi vitale pour comprendre comment les hommes vivent de leur terre. Un travail important a été réalisé et est en cours dans la région de Diffa (thèse de Maimouna Ibrahim, travaux de synthèse de Anne Luxereau …).

poivron

Poivron, toujours ... Ici le tri et l'équeutage avant le séchage pour commercialisation au Nigéria

 

Cependant le lecteur de ces pages aura compris l'enthousiasme de l'auteur pour la région du polder de Bosso. Autour de Bosso, les cultures de poivron en bordure de la Komadougou coexistent avec les cultures de décrue au polder (voir post précedents sur ce blog).

Nous nous sommes particulièrement intéressés au polder :

  •    qui sont les acteurs ?
  •    comment sont réparties les terres ?
  •    qui exerce l'autorité ?
  •    comment les cultures pratiquées sont elles choisies ?

Abdourhamani Mahame devrait soutenir son DEA de géographie humaine sur ce sujet en début d'année. Anne Luxereau, Jean Marie Ambouta Karimou et Pierre Genthon (entre autres se passionnent pour cette région "du bout du monde"). Les mesures accumulées nous permettent les premières modélisations de la croissance des cultures dans ce climat sud désertique. Le sujet est en plein devenir : c'est l'objectif du nouveau programme RESALT, actuellement soumis pour financement.

polder

Tentative de modélisation du la croissance du mais non irrigué au polder (à gauche en janvier, peu avant la récolte). Nos résultats préliminaires (à droite)  reposent sur une capacité de rétention en eau importante du sol, une hydpothése pour l'instant à confirmer.

 

Les acteurs du projet sont à même de fournir des renseignements complémentaires et des éléments de bibliographie.

Les hydrologues et hydrogéologues

  • Pierre Genthon pierre.genthon@ird.fr) + coordination
  • Jacques Lemoalle (jacques.lemoalle@ird.fr)
  • Gillaume Favreau (guillaume.favreau@ird.fr)
  • Mathieu Le Coz (mathieu.lecoz@ird.fr)
  • Monique Oï (oi@ird.fr)
  • Maimouna Ibrahim (maimouna.ibrahim@ird.fr)
  • Pierre Adler (pierre.adler@upmc.fr)
  • Basile Hector (basile.hector@ird.fr)

 

Les géophysiciens

  • Marc Descloitres (marc.descloitres@ird.fr)
  • Kostas Chalikakis (konstantinos.chalikakis@hmg.inpg.fr)
  • Abdou Moumouni Moussa (Koumoussa@yhaoo.fr)

 

Le spécialiste des sols

  • Jean Marie Ambouta Karimou (ambouta.karimou@yahoo.fr)

 

Les géographes et anthropologues

  • Adamou Boureima (boureima_amadou@yahoo.fr)
  • Waziri Mato Maman (wazirimato@gmail.com)
  • Abdourhamani Mahamane (mabdourahamani@yahoo.fr)
  • Abdelkader Moussa Issaka (kader_geol@yahoo.fr)
  • Hadiza Kiari Fougou (hadiza.kiari@ird.fr),
Par pierrot
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 11:02

Ou bien le programme Ghyraf (GRavimétrie et HYdrologie en AFrique) à Diffa

Qu'est ce qu'un gravimètre ? Il s'agit d'un appareil mesurant le champs de pesanteur de la terre.  Notre gravimètre utilise une chambre de chute de forme cylindrique et verticale, dans laquelle on établit un vide poussé avant d'y faire chuter une bille d'acier. La chute est d'autant plus rapide que le champs de gravité est élevé.

FG5 djougou  
Un gravimètre de type FG5 en opération. La chambre de chute est le cylindre noir au sommet de l'appareil 

Qu'est ce qu'un pluviomètre? Il s'agit d'un appareil recueillant la pluie et donnant la hauteur d'eau tombée, en général journellement.

Qu'est qu'un piézomètre? Il s'agit de n'importe quel dispositif capable de mesurer la hauteur d'eau dans une nappe aquifère. En première approximation la longueur de la corde utilisée pour récupérer de l'eau dans un puit constitue un piézomètre. On utilise en général des senseurs de pression (d'où le nom piézomètres) couplés avec un enregistreur d'une autonomie d'environ 1 an.

Ghyraf1Le programme Ghyraf est dédié à la comparaison entre gravimétrie et hydrologie dans 3 sites témoin, l'un d'entre eux étant Diffa. Ainsi simultanément à des mesures de l'hydrologie classique des mesures gravimètres sont effectué tous les 4 mois sur le site de Bagara, à environ 5 km de Diffa et à 1 km de la rivière Yobé, qui constitue le pole d'alimentation essentiel de la nappe dans cette région. La Ghyrafe (suivant l'orthographe validée par les membres du projet) ci-contre appartenant au dernier troupeau libre d'afrique de l'ouest (situé au voisinage de Niamey à Kouré) est la mascotte du projet.
Les acteurs essentiels de ce programme dans la région de Diffa sont
Jacques Hinderer CNRS EOPGS Strasbourg, coordinateur du programme
Pierre Genthon IRD Hydrosciences Niamey, coordinateur du volet "hydrologie"
Bernard Luck EOPGS Strasbourg, la personne sans laquelle le gravimétre ne fonctionnerait jamais.

Et de nombreux participant se relayent pour les diverses mesures.

courbes

La figure ci dessus montre la comparaison entre le champ de gravité mesuré et les variables hydrologiques. L'unité est le nanomètre par seconde carrée, alors que le champs total est d'environ  10 m par seconde carrée. On mesure donc avec une précision meilleure que le miliardiemme. Le trait en bleu est la prédiction d'un modèle hydrologique global (GLDAS). On voit qu'il produit un signal très bien relié à la pluie. A l'opposé, le champs de gravité mesurée ainsi que la piézomètrie (en noir et en mauve) suivent un cycle annuel décalé par rapport à la pluie et probablement piloté par l'infiltration de l'eau de la rivière Yobé.

Les gravimètres permettront-ils de se passer des mesures hydrologiques classiques ?Assurément pas pour l'instant, mais on peu imaginer qu'il soient utilisés pour étendre une couverture piézomètrique limitée par la distribution des puits et forages. D'autre part l'existence de satellites gravimétriques opérant actuellement (le satellite américain GRACE) constitue un espoir pour les region peu couvertes par les dispositifs piézométriques classiques.
Pour ces raisons les expériences du type de celle menées au sein du programme Ghyraf doivent être poursuivies en Afrique Sahélienne.

 

 

 

Par pierrot
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 16:45

Bosso, en extrémité Est du Niger, à la frontière avec le Nigéria, au bord du Lac Tchad dans les années 50 (années de Grand Lac Tchad) se reconvertit brutalement à l'agriculture quand le Lac recule au cours des sécheresses répétées des années 70 et 80. Les habitants regrettent le temps béni où l'essentiel de leurs ressources provenait de la pêche. En effet, les pêches miraculeuses dans le Lac Tchad garantissaient à la fois une alimentation riche en protéines et un produit d'exportation, le poisson fumé ou banda, particulièrement prisé au Nigéria.

Les habitants se reconvertissent à deux types d'agriculture: le poivron, dit de Diffa, en bordure de la rivière Komadougou Yobé et les cultures de contre-saison sur les terres riches libérées par le retrait du Tchad. Mais ces deux cultures sont exigeantes et demandent beaucoup de travail et d'investissement, ce qui fait souhaiter par les habitants le retour à l'âge d'or du tout poisson par la déviation partielle de la riviére Oubanghi (coulant en RCA tropicale) vers le Lac, un projet soutenu par les pays riverains à travers la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT).

Le poivron de Diffa (ici à Bosso !)
Champs poivronanne poivronLe mois de janvier à Bosso est celui de la récolte du poivron qui est séché et trié en vue de son expédition dans toute l'Afrique de l'Ouest. L'odeur du poivron séchant est omniprésente. Les producteurs ayant encore la possibilité d'irriguer le font à partir de la Komadougou Yobé. Mais face à la plupart des champs, celle-ci est à sec, et la récolte se termine. Cette culture peut se révéler très rémunératrice, mais elle demande un investissement fixe important en début de saison et donc une mauvaise récolte peut représenter une catastrophe pour un petit producteur.

 

La richesse du polder de Boulatoungour.
Mais polderoiseaux polderLes terres de décrues laissées par le Lac et dont la fertilité est régulièrement renouvelée par une inondation se révèlent capables de produire du maïs et du haricot en pleine saison sèche sans apport d'eau. Elucider le miracle de cette fertilité et en évaluer la pérennité est un travail (encore un) pluridisciplinaire touchant l'hydrologie l'agronomie, les sciences sociales et l'hydrogéologie. Cultiver ces terres demande un travail de tous les instants, d'abord pour conduire par une série de chenaux les eaux d'inondation le plus loin possible à l'intérieur du polder, puis pour entretenir les cultures et en particulier luter contre les très envahissants Prosopis Africana et Mimosa Pigra. Il faut donc être courageux pour travailler ici (ou bien ne pas avoir le choix ....).

Les aquifères salés du pourtour du Lac. Dans la région de Bosso encore plus qu'ailleurs au Niger, la vie dépend de l'eau souterraine, avec une pluviométrie de l'ordre de 150 mm ces dernières années et une rivière à sec de février à juillet. Or, en profondeur cette eau est pour une large part salée, conséquence de l'injection des sels déposés en périodes sèche par le Lac. Comprendre la répartition de ces aquifères salés et donner des recommandations pour l'exploitation des eaux douces est donc un objectif de développement prioritaire. C'est à ce sujet que s'est attelé Abdou Moumouni Moussa pour sa thèse avec pour principal outil la géophysique d'exploration. (photo : Abdou TDEM).
Tdem abdou 
Abdou opérant le TDEM: du courant est injecté suivant une séquence spécifique dans une boucle carrée de 50m de coté


C'est à tous ces aspect qu'était consacrée notre dernière mission pluridisciplinaire effectuée à Diffa et Bosso dans la deuxième quinzaine de janvier 2010. Les participants de cette mission étaient

 

  • Anne Luxereau: Eco-anthropologue et spécialiste du poivron de Diffa
  • Abdou Moumouni Moussa, cadre de la Direction des Ressources en Eau de Niamey et en thèse de formation continue
  • Martial Bonkoungou technicien de la Direction des Ressources en Eau de Niamey et spécialiste de prospection électrique.
  • Pierre Genthon, hydrogéologue, spécialiste des aquifères du pourtour du Lac Tchad
    Abdouramane, Traducteur, facilitateur et grand connaisseur de la nature et des hommes dans la région de Diffa. 
  • Abdoulaye Oumarou, chauffeur mécanicien et grand spécialiste de la conduite sur sable, et Issa Taoué, chauffeur et moniteur d'auto école.
Par pierrot
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 16:34

Le deuxième workshop du Projet Structurant IRD Pilote Lac Tchad s'est tenu à Niamey les 30 novembre et 1er décembre  2009, rassemblant des participants venant du Niger, de France (IRD, CNRS, CNES), du Tchad et du Cameroun. Les présentations ont tourné autour des thèmes de l'eau du climat et des sociétés. Vous êtes invités à visiter le site de l'IRD au Niger (http://www.ird.ne/evenements/col_lt.htm) pour plus de renseignements. Les actions se poursuivent et vont même prendre de l'ampleur autour du Lac Tchad avec une soumission prochaines aux agences de financement, tout en respectant l'esprit pluridisciplinaire du projet.

Les communications suivantes ont été présentées:

  • Hydrologie des Yayrés (Gaston Lienou, liengast@yahoo.fr)
  • Le partage de l'espace de l'espace et du temps dans les yayrés : pêcheurs, éleveurs, riziculteurs (Christian Seignobos, christian.seignobos@wanadoo.fr)
  • Hydrologie du Lac Tchad: modèles, scénarios, zones d'inondation (François Delclaux; delclaux@msem.univ-montp2.fr)
  • Cartographie de zones d’inondation (Djasrabe; djasrab@yahoo.fr)
  • Hydrodynamique des surfaces continentales par télédétection spatiale  (JF Crétaux, jean-francois.cretaux@legos.obs-mip.fr)
  • Hétérogénéités de facies dans la basse vallée de la Komadougou Yobe (Mathieu le Coz, lecoz@msem.univ-montp2.fr)
  • Variabilité du tracé de la Komadougou Yobé au cours du 20eme siecle (Jenny Martinson, Jenny.Martinsson@ird.fr)
  • Ressources en eau souterraine de la vallée de la Komadougou d'après la géophysique (M. Descloitres+ Abdou Moumouni Moussa, marc.descloitres@ird.fr, koumoussa@yahoo.fr)
  • Le système de production du poivron de Diffa (Anne Luxereau; luxereau@mnhn.fr)
  • Impact de l'occupation des sols sur la nappe phréatique dans le Bassin du Lac Tchad (Guillaume Favreau, guillaume.favreau@ird.fr)
  • Les programmes de recherches du département de géologie de  l’Université de N’Djamena (Jean Claude Doumnang, doumnang2002@yahoo.fr)
  • La question de l’eau dans le bassin du Lac Tchad (Benjamin Ngounou Ngatcha, ngatchangou@yahoo.fr)
  • Le programme Plantadiv (Anne Luxereau, luxereau@mnhn.fr)
  • le programme Ghyraf et le Bassin du Lac Tchad (Jaccques Hinderer, jacques.hinderer@eost.univ-strasbg.fr)
  • Variabilité du climat et paléohydrologie autour du Lac Tchad: résultats préliminaires (Florence Sylvestre, sylvestre@cerege.fr)
  • Et ses conséquences pour les activités de pécheurs sur la rive nigérienne du Lac Tchad (Hadiza Kiari Fougou, hadiza.kiari@ird.fr)
  • Les systèmes aquifères du bassin du Lac Tchad et leur (paléo) recharge (Pierre Deschamps, deschamps@cerege.fr)

 

 


 
Par pierrot
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 08:55

Le Niger n'est pas le pays pour les auberges de charme, malheureusement. Néanmoins nous nous sommes tous aperçu qu'en s'arrêtant au hasard de la route de Diffa, on s'exposait à des surprises plus ou moins agréables. Dans le même ordre d'idée une bonne adresse pouvait rapidement devenir nettement moins bonne et de nouveaux établissement se créent. D'où l'idée d'échanger nos bonnes (et mauvaises) adresses sur la route de Diffa et du Lac Tchad. Merci de faire vivre cette rubrique en rapportant vos propres impressions.

 

Dosso:

Hébergement, rien de bien, il vaut mieux continuer sur Konni ou Niamey.

Restauration: les gargotes et le boucher en face des stations Oilybia et Total peuvent être tentés. Le restaurant du village artisanal n'est pas trop mal mais service très lent

 

Dogondoutchi ("Doutchi")

Hotel Magama: Chambres propres ventilées ou climatisées. Il appartient à la famille d'un copain (Prof. Ambouta Karimou, fac d'agro). Le bar et le restau de l'autre coté de la rue sont moyens. Un peu à l'écart de la route, à gauche en venant de Niamey, bien signalé.

Restauration: on recommande Le Sarounia (à D. en venant de Niamey au centre ville) et la buvette restaurant Arewa, en sortie vers Maradi à G. après la station service.

 

Konni:

Hébergement: beaucoup de possibilités:

le Motel (tel 20 64 06 50) propose des chambres agréables, propres et climatisées. Le restaurant n'est pas mal. La bière est agréable de l'autre coté de la rue (amicale des pompier). A droite à l'entée de la ville en arrivant de Diffa

Hotel Kado : a droite sur la route du Nigéria, environ 1km après l'intersection avec la route de Niamey. Chambres moyennes, bonne clim. Bar ambiance 'camionneur' et difficile de se nourrir aux environs.

Le Relais Touristique: chambres bon marché (ventilées uniquement) ou bien camping dans la cour. C'est un endroit agréable, à G en venant de Niamey, environ 500 m avant l'intersection avec la route du Nigéria.

Hotel Nevada (tel 20 640 434; 96 99 58 64; 94840371; 96 55 80 57), à l'écart de la route principale sur la gauche en venant de Niamey. Petites chambres propres, confortables et bon marché (clim.). sous le chateau d'eau.

Hotel Guest House Idi Kado (tel : 96 88 39 80). Tout neuf, de belles chambres spacieuses, un ton en dessous cependant du Guest House de Maradi. A essayer.

Restauration : La Fleur ou les Routiers en face de l'autogare Sonitrav sur la G. en venant de Niamey. Attention pas de service après 20 h.

 

Maradi

Hébergement: aussi beaucoup de possibilité: Dans les deux extrêmes, on aime:

La case de l'IRSH (96 97 71 23: Gps 13° 30.527', 7° 06.431'), en bordure de la route du centre ville sur la gauche. Quelques chambres, souvent complet, la terrasse et le jardin pour dormir en plein air. Prix très modiques et accueil agréable.

Eventuellement deux hôtels Larewa possibles sur la route parallèles à gauche (mais sans aucun enthousiasme).

Le Maradi Guest House (tel: 20 41 07 41): l'hotel de luxe, comme à Niamey qui fait tellement du bien avant ou après une longue tournée en brousse. Peu de chambres, donc réservation recommandée. Le restaurant est moyen.

Horizon 2000  (96 99 62 40) près du Guest House, semble bien, à essayer

Le Jangorzo : l'essayer c'est l'éviter !

Restauration : on conseille le jardin public le soir. Musique, biere et brochette.

 

Zinder

Hébergement :

Hotel Mourna (tel: 96 99 03 06) Les chambres sont belles, propres et bien climatisée, MAIS quelques aspects bien désagréables : les réservations ne sont pas toujours honorées surtout pour une seule réservation. Au restaurant, le service est très lent.  Au centre ville prendre la direction du Centre Culturel Français, c'est à 200 m.

Hotel Damagaram : actuellement fermé.

Hotel central: à éviter !

Case de passage de la Ded: à l'entrée à droite en venant de Niamey. C'est très bien, mais il arrive que l'entrée soit refusée aux personnes n'ayant pas une collaboration avec la Ded.

Hotel Kouran Daga, (96 27 15 12) à l'entrée à G. avant les cases Ded. Beaucoup de chambres, donc dépannage possible mais chambres moches et cheres. De plus éviter celles qui sont mitoyennes à la route.

Auberge Gamzaki, en entrant à G., belles chambres, souvent complet.

Restauration :  Lyafa bon restau tenu par un suisse avec Wifi sur la terrasse. A l'entrée de Zinder à G. (pancarte) Gps 13° 48.222' 8° 50.843' . CCFN, un restau/snack sympa et la possibilité d'un évenement culturel : à tenter !  au centre ville à Gauche, c'est à 100m.

Autre restau correct : La Poele d'Or continuer la route menant au Lyafa, au carrefour.

 

Gouré, Mainé Soroa :

Hébergement : rien à notre connaissance et c'est dommage.

Bonnes gargottes à la gare centrale de Gouré avec un petit plus pour celle dans le coin au fond à gauche du parking.

 

Diffa :

Hébergement:  la case IRD du Projet Lac Tchad, bien sur ! voir photos sur le blog. Pour les personnes collaborant avec le projet et à condition d'aviser d'abord Monique Oï, gestionnaire de la case (monique.oi@ird.fr)

Hotel Tal : rénovation en cours, merci de faire passer vos infos.

Possibilité d'hébergement aux cases de l'Hydraulique, du Padl, du Pasteur, de HKI, de Care, mais il vaut mieux avoir un contact.

Restauration : En évolution trés rapide : merci de partager vos coups de coeur ! .

Le restau Agadem, en face de la case de l'IRD est actuellement le meilleur en ville.

Un maquis dans l'enceinte du stade, le restau Miramar au centre ville, et épisodiquement plats au bar de l'hotel Tal. Autrement c'est riz sauce dans les gargottes bordant la rue principale. A noter un bon boucher face au marché. On peut boire la bière au maquis la diffalaise (maison des jeunes, le plus agréable), au maquis du stade, à l'hotel Tal et au bar des cadres (ambiance glauque à souhait, il faut avoir essayé une fois).

 

Bosso

Hebergement chez l'habitant: se présenter au chef de poste à l'entrée du village

Restauration : les gargottes du marché ou bien à coté de la douane en bordure de la Komadougou

 

Par pierrot
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 18:07

Le polder de Bosso présente une fertilité exceptionnelle, autorisant la culture de mais et de haricot en pleine saison sèche sans irrigation ni engrais. Il n'a pas plu depuis plus de 6 mois, la température dépasse 40°C, comment s'explique ce miracle ? Quel est le statut de ces terres et par qui sont elles exploitées ? C'est l'objet de la mission récente associant Johann Playe, géographe et Pierre Genthon, hydrogéologue.



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Voici un an, nous avions creusé une fosse pédologique de 3 m de profondeur,  mettant en évidence un sous sol assez uniformément limono-argileux. Ces sédiments ont probablement été déposés au cours d'un période plus humide que l'actuel, alors que l'étendue du Lac Tchad était plus importante. Ce type de sédiment produit des sols riches. Cette fois, nous avons mis en place 2 piézomètres et avons constaté avec surprise qu'alors que la nappe était à plus de 3 m sous le sol, l'intégralité du profil traversé était humide, autorisant donc les plantes à venir chercher à faible profondeur l'eau nécessaires à leur croissance.



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Les terres du polder de Bosso sont cultivées pour une grande part par des migrants provenant des villages alentour mais aussi de l'ensemble du Niger et des pays voisins. Le droit de cultiver est attribué de manière coutumière par le représentant du chef de canton de Bosso en l'échange d'une partie de la récolte. Pour autant, l'état est propriétaire de l'ensemble de ces terres recouvertes régulièrement par le Lac Tchad.



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Comment s'explique la disponibilité en eau exceptionnelle dans le sous sol du polder ? Comment l'état va t il changer le statut coutumier des terres disponibles suite aux aménagements prévus au polder ? Est-ce que nos observations au polder s'appliquent à l'ensemble des cultures de décrue du pourtour du Lac Tchad. Suite après les campagnes futures, et en primeur sur over-blog !


 

Par pierrot
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 14:14

Retrouvez la vidéo de la mission de Juin 2008 à Diffa, l'émerveillement devant les paysages et les gens de la région de Diffa, la vie au quotidien de la mission, et surtout l'aventure que représente la premiere pluie après 8 mois de secheresse (dont 3 mois de canicule ayant affecté le début de la mission). Le montage a été effectué par Kostas Chalikakis (chalikakis@hmg.inpg.fr). 





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Par pierrot
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